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Les différentes expériences mises en oeuvre

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Expérience1
 
EVALUATION DU TAUX DE DIOXYDE D'AZOTE
1) protocole
Le NO2 est un gaz très toxique donc déclaré polluant par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et réglementé par l'Etat.
Il provient des combustions qui émanent des centrales énergétiques et des véhicules, lorsque la température est élevée.
Le NO2 est nocif pour la santé, c'est pour cela qu'il est mesuré.
Il est donc intéressant de connaître la quantité de NO2 présente sur le site du lycée Jean Monnet.
Pour cela, nous avons besoin de tubes spécifiques, dits passifs, qui sont munis de:
  • deux entrées dont une ouverte sur l'extérieur (bouchon blanc qui sera ôté pour la mesure)
  • deux grilles contenant un réactif spécifique du NO2, placées à l'autre extrêmité (bouchon rouge).


Les tubes sont placées par deux et suspendus à une hauteur de 2 à 4 m à l'extérieur. la durée d'exposition est de 15 jours. Deux séries de mesures sont effectuées du 2 au 16 décembre 1999 et du 6 au 20 janvier 2000.
On suit en parallèle des mesures la météo. Les facteurs retenus sont: la température minimale et maximale, le vent , sa vitesse ainsi que sa direction, et les heures d'ensoleillement.
 

( PROTOCOLE NO2 rédigé par N. Belabbes et A. Coquidé )
2) positionnement
Nous  avons placé  deux fois deux  tubes NO2 à une même hauteur de 2m. Le premier site est choisi à proximité d'une route très passante qui longe le lycée et de parkings. Ce site doit être très pollué par les nombreux véhicules qui circulent à proximité.
Le second site est choisi plus à l'intérieur du lycée près de pelouses en environnement dégagé et tourné vers la garrigue. Cet endroit doit être moins pollué.
Nous comparerons les résultats des deux sites.

( PROTOCOLE NO2 rédigé par  N. PIERRE et G. FOURNERET)

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Expérience2
 
EVALUATION DU TAUX DE POUSSIERES SEDIMENTABLES
1) protocole
Dans l'atmosphère, nous pouvons distinguer plusieurs catégories de poussières: les plus grosses dont le diamètre est supérieur à 10 micromètres, celles comprises entre 4 et 10 micromètres, celles  comprises entre 0,5 et 4 micromètres qui restent en suspension et les plus fines inférieures à 0;5 micromètre qui se comportent comme des gaz.
A l'aide d'une mesure mécanique simple, nous allons quantifier les poussières supérieures à 10 micromètres.
Celles-ci vont se déposer sur une plaquette en acier enduite de silicone fixée à un poteau en bois de 1m60. Ces plaquettes restent exposées pendant 4 semaines. 
Deux séries de mesures sont effectuées du 21 janvier au 19 février 2000 et du 19 février au 20 mars 2000.

( PROTOCOLE poussièrres rédigé par N. Belabbes et A. Coquidé )
2) Positionnement
 Nous avons choisi 4 sites aux 4 coins du lycée:
  • la première plaquette est placée près de la garrigue à côté de l'internat.
  • la deuxième est placée près du terrain de sport et de la route très passante qui longe la lycée.
  • la troisième est placée près de l'administration et du rond-point d'Alco très fréquenté.
  • la quatrième est placée près des parkings du lycée.
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    ( PROTOCOLE poussières rédigé par  N. Pierre et G. Fourneret )
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Expérience3
EVALUATION DU TAUX D'OZONE TROPOSPHERIQUE
 
 

L'ozone troposphérique (ozone des basses couches atmosphériques), est un polluant  qui résulte du mélange du NO2 et des poussières, sous l'action du soleil. Nous avons donc essayé d'évaluer cet ozone par son impact sur les végétaux ou bio-indication.
 

La méthode par bio-indication a été mise au pont par l'INRA de Nancy. Elle consiste à exposer deux variétés de plants de tabac à l'extérieur:
 

  • La première variété, W3 est sensible à l'ozone. Ainsi sa sensibilité ressortira par la présence de nécrose sur les feuilles.
  •  La deuxième, appelée Bel B est résistante à l'ozone. Il s'agit donc de plants témoins.


Le but de cette expérience est d'évaluer le taux de dégradation des feuilles au cours du temps. Chaque semaine, pendant 4 semaines, nous relevons les différents plants et nous notons les changements observés.
Ainsi nous calculons l'indice de dégradation du plant en indiquant le degré de dégradation (sur une échelle de 0 à 7) de chaque feuille, identifiable sur la carte de densité des tâches.
Cette carte est destinée à nous aider dans la détermination du degré de dégradation des feuilles.

  • 1 : degré de dégradation 1, 0%de taches
  • 2 : degré de dégradation 2, 1 à 3% de taches
  • 3 : degré de dégradation 3, 4 à 10 % de taches
  • 4 : degré de dégradation 4, 11 à 25 % de taches
  • 5 : degré de dégradation 5, 26 à 50 % de taches
  • 6 : degré de dégradation 6, 51 à 75 % de taches
  • 7 : degré de dégradation 7, morte.


Par ailleurs, les plants de variétés W3 sont chaque semaine comparés aux plants Bel B.
 

L'ozone, qui apparaît lors de grandes chaleurs, est un gaz dangereux. En trop grande quantité, il entraîne l'effet de serre dont les conséquences à long terme sont les fontes des glaciers, l'augmentation du niveau de la mer, les inondations et raz de marées…et des impacts sur la santé ( toux, inconfort thoracique, gêne douloureuse en cas d'inspiration profonde, mais aussi essoufflement, irritation nasale, oculaire et de la gorge).
 
 

                                  A. Valenzuela et L. Arlandis.
 
 

 
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